JARDIN VERTICAL SUR LA FAÇADE DE L’ESAD DE REIMS

2013

Elodie Elsenberger, Bérénice Garnier, Sarasa Mitsui, Lauriane Vauthier

Un biotope plantes, oiseaux et insectes

 

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Dans la perspective de Reims 2020

Une démonstration de design végétal, spécialité de l’ESAD de Reims

 Il est prévu d’implanter un jardin vertical dans l’angle de la façade de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design en faisant appel aux dernières techniques et au travail de conception des étudiants de l’école. Grâce à cet aménagement, le bâtiment, situé dans l’axe de la cathédrale de Reims, deviendra ainsi un signal de biodiversité dans la ville. 

Le jardin s’enroule autour de 2 façades en angle avec chacune un dégagé : sur la rue Libergier d’une part et sur le square arboré du Musée des Beaux-Arts d’autre part. L’orientation sud-est est favorable à ce type d’installation. Les toits permettent en outre d’installer une cuve de récupération des eaux pluviales pour assurer l’arrosage du jardin.

Un projet manifeste

C’est un jardin vertical d’un genre nouveau, accueillant des végétaux adaptés au climat rémois fonctionnant en écosystème, peu gourmands en eau et nécessitant peu d’entretien. Alors que le toit de l’école accueille déjà des ruches, le projet transforme la façade en un biotope où cohabitent des plantes, insectes et oiseaux. Dans une réciprocité qu’on observe dans la nature, les insectes permettent aux plantes de se reproduire, tandis que la flore sert de réservoir alimentaire et de refuge à toute une petite faune.

3 espaces de végétalisation diversifiés

1/ Sur le mur borgne en angle, se trouve la pièce maîtresse de ce jardin vertical. Elle comprend au fond un système de jardinières expérimentales développé par la société ardennaise ARDEN VEGETAL plantée de végétaux indigènes spécialement sélectionnés (collection d’heucheras, santoline, thyms, etc…). Une série de patères fichées dans la façade et de formes organiques reprenant de façon stylisée les formes de certaines branches supporte des plantes en pots et une collection de nichoirs à oiseaux et d’hôtels à insectes. L’implantation d’une faune d’oiseaux cavernicoles et d’insectes (chrysopes et coccinelles) est envisagée avec le soutien de la LPO. L’ensemble utilisera les eaux de pluie récupérées de la toiture.

2/ Le système s’étend sur la terrasse du 3e étage et sur le toit de l’école, pour accueillir des plantes grimpantes fleuries et des arbustes mellifères en pot. Le nombre de ruches sera augmenté. La terrasse ou le toit serviront également à supporter des récupérateurs d’eau de pluie afin d’alimenter tout ou partie du système d’arrosage de la terrasse et de la façade, ainsi qu’éventuellement quelques nids pour accueillir des oiseaux.

3/ Au-dessus du rez-de-chaussée rue Libergier, les cavités situées en façade seront garnies de bacs et jardinières de plantes retombantes vivaces, afin de créer une sorte de galerie couverte devant l’entrée de l’école.

Ce jardin vertical sert de terrain d’expérimentation pour les étudiants de l’ESAD. Ils ont travaillé au cours d’un workshop pour imaginer les nichoirs, hôtels à insectes et ruches. 11 projets ont été proposés et 2 d’entre eux ont été retenus.

 

Conception et suivi du projet

 Etudiants 

Elodie Elsenberger, Bérénice Garnier, Sarasa Mitsui, Lauriane Vauthier et Martin Laforêt

Enseignants

Patrick Nadeau, Sara Lubtchansky, Raoul Sbaïz

 Coordination

Claire Peillot, directrice de l’ESAD

Partenaires du projet

Arden Végétal, Le Bâtiment Associé, Les Compagnons du Tour de France, Edivert, L’Effort Rémois, Le Service des Espaces Verts de la Ville de Reims